LA TECHNOLOGIE DU CODE BARRES |
Définition
Un code-barres, ou code à barres, représente la codification graphique d'une donnée numérique ou alphanumérique sous forme d'un symbole constitué de barres et d'espaces. Cette codification est optimisée selon les besoins pour encoder du texte, des chiffres, des caractères de ponctuation ou encore une combinaison de ces derniers.
La représentation obtenue est optimisée pour une lecture optique. Les barres doivent contraster avec les espaces, ce qui explique que celles-ci soient souvent noires sur fond blanc. Il faut savoir que les espaces peuvent également codifier l'information.
Les codes-barres sont destinés à une lecture automatisée par un électronique, le lecteur de code-barres.
Historique du code barres
L'origine des codes barres remonte à 1949 , avec l'invention d'un code barres circulaire (NJ
WOODLAND) qui ne sera pas utilisé en pratique. En 1960, SYLVANIA imagine un symbole
d'identification des wagons de chemin de fer faisant appel à des barres et des espaces. L'idée, qui est donc en l'air dès les années de l'après-guerre, est de remplacer la lecture des trous des bandes perforées par des successions de noirs et de blanc.
La société INTERFACE MECANISMES (qui deviendra plus tard INTERMEC) commence ainsi son
activité en fabricant des lecteurs de bandes de ce type destinés à remplacer les lecteurs de bandes perforées.
En 1970 est créé aux Etats-Unis un comité ayant pour but de définir une codification adaptée aux problèmes de la grande distribution: le "US SUPERMARKET AD HOC COMMITTEE ON UNIVERSAL PRODUCT CODING", ou plus simplement l'U.P.C. Ce comité se met au travail et en 1973 le code U.P.C. est adopté.
Entre temps, en 1970, PLESSEY introduit son code barres dans les applications bibliothécaires, et, en 1971, MONARCH invente le code CODABAR (dit également Monarch) et le Docteur ALLAIS, d' INTERMEC, propose le code 2 parmi 5 entrelacé.
En 1974, sur une demande de la société BOEING, INTERMEC invente le premier code
alphanumérique: le code 39. Puis, les choses s'accélèrent. Le code E.A.N. (European Article
Numbering), version internationale de l'U.P.C. est adopté en 1977. La même année, le CODABAR est choisi par l'American Blood Bank Commission, et l'administration américaine commence des études ayant pour but le choix d'une symbologie dans le cadre du projet LOGMAR.
De nouvelles symbologies sont crées pour répondre à des besoins sans cesse plus variés et
sophistiqués: code 128 (Computer Identics) et code 93 (INTERMEC) pour les utilisateurs cherchant un code alphanumérique dense et pouvant coder tout les caractères du jeu ASCII, et, très récemment, une nouvelle génération de codes à étages extrêmement denses: les codes 49 (INTERMEC), 16 K, et PDF 417.
D'autres symbologies, réellement bidimensionnelles sont également apparues (code 1). On ne
peut ici plus parler vraiment de codes barres, mais de codes matriciels, l'information étant
codée par points carrés. Ce type de symbologie permet une densité très importante (encore supérieure au PDF 417).
Les principaux code-barres
Voici une liste non exhaustive des codes-barres les plus communément utilisés.
- Le CODE 39
Le code 39 est un code alphanumérique permettant de coder dans sa version d'origine 43 caractères, c'est-à-dire les chiffres de 0 à 9, les lettres de A à Z, 6 symboles y compris l'espace, plus un caractère particulier de début et fin de message. En version étendue, les 128 caractères du jeu ASCII peuvent être symbolisés.
- Le CODE EAN
Code numérique très dense spécifié par le GENCOD pour les applications de la grande distribution. Les symboles EAN codent 12 ou 8 chiffres, le cas le plus normal étant 12 caractères (toujours numériques). En plus de ces caractères, est toujours encodée une clé de contrôle. Pour certaines applications particulière de ce code, des caractères supplémentaires sont ajoutés à la droite du symbole de base, séparés de celui ci par un espace (identification des journaux et magazines). Le code EAN utilise une technique de décodage particulièrement adaptée aux symboles imprimés sur les emballages par les moyens d'imprimerie traditionnels. Aux USA, ce code correspond au code UPC.
- CODE MONARCH
Code numérique, également dénommé CODABAR, utilisé pour des raisons historiques dans les
applications de transfusion sanguine, d'analyse médicale et de traitement photographique. Chaque caractère est représenté par un groupe de 4 barres et 3 espaces. Le jeu de caractères encodable comprends, outre les dix chiffres, deux caractères spéciaux (le signe moins et le dollar), tandis que quatre caractères début et fin différents sont possibles.
- CODE 93
Code alphanumérique haute densité, permettant de coder le jeu ASCII complet. Le code 93 a une conception proche de celle du 39, permettant de coder 43 caractères de base, plus des caractère de contrôle. La combinaison d'un caractère de contrôle et d'un caractère de base permet de coder les 128 caractères ASCII. Le nom du code 93 vient du fait que chaque caractère est construit à partir de 9 modules, arrangés en 3 barres avec leurs espaces adjacents. Chaque barre peut prendre trois
épaisseurs différentes. Le caractère début et fin contient lui une barre épaisse de quatre modules. Le code 93 inclut en standard deux clés de contrôle.
- CODE 128
Code alphanumérique haute densité, permettant comme le code 93 de coder le jeu ASCII complet. Deux densités différentes sont obtenues suivant que les caractères encodés sont numériques ou alphanumériques. Une clé de contrôle est toujours utilisée. Comme les autres codes haute densité, le code 128 est un code continu. Chaque caractère est symbolisé au moyen de onze modules (sauf le caractère de début et de fin qui en comprends treize). Chaque caractère est composé de 3 barres et 3 espaces (4 et 3 pour le caractère de début/Fin). Les barres représentent toujours un nombre pair de modules et les espaces un nombre impair.
- DATAMATRIX
Le code Datamatrix est un code barre spécifique pouvant être lu dans plusieurs sens (notion de 2D), permettant ainsi d'encoder une grande quantité d'information, jusqu'à 100 fois plus qu'un code barre 1D classique. Il offre aux fabricants la possibilité de stocker jusqu'à 2335 caractères alphanumériques ou 3116 caractères numériques sur une surface très réduite (jusqu’à moins de 1mm²).
Les principales différences entre le code-barre 1D et le Datamatrix
Code Barre 1D
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Datamatrix
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- Nombre limité d’informations encodées
- Dimensions limitées
- Nécessite un bon contraste : 80%
- Angle de lecture limité
- Bit de contrôle / checksum
- Pas de correction d’erreur
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- Nombre important d’informations encodées : 25 à 100 fois plus
- Dimensions illimitées
- Contraste faible : 20%
- Angle de lecture illimité
- CRC 16/32
- Différents niveaux de redondance
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Les principales applications du code Datamatrix:
Le Datamatrix est utilisé dans de nombreuses applications qui exigent un étiquetage avec une grande quantité de données :
- Etiquetage de produits : emballages pharmaceutiques, boîtes et des composants de tests médicaux, cartouches d’imprimantes, tri de colis, d’emballages et de documents, caisses plastiques, cartons, boites et palettes…
- Marquages directs de pièces : composants automobiles, aéronautiques et électroniques, circuits imprimés, pistons, moulages en plastique, lentilles de contact et instruments chirurgicaux…
La liste des applications ne cesse de s’accroître. Elle englobe désormais la traçabilité des produits, plus complète, les interventions de réparation et d'entretien sur site, le suivi des patients dans les hôpitaux, la fidélisation des clients ou encore la billetterie mobile.
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